L’angoisse au ventre, Félix se rend chez Mme K, sa psychanalyste de la rue de Rennes à Paris. Alors qu’il s’apprête à franchir la porte, un inconnu au parcours étrangement similaire au sien l’interpelle. Leurs fils sont nés le même jour, même année. Tous deux sont juifs, la trentaine. Une vie dédoublée, où l’on devine le reflet intime de l’écrivain, également acteur et cinéaste. Est-ce une farce du destin ou une coïncidence ? L’inconnu, qui se prénomme Joachim (son deuxième prénom est Félix) lui demande d’écrire l’histoire de sa vie et de sa famille.
Malgré le vertige suscité par cette rencontre, Félix décide de lui faire confiance, déjà «parce qu’il avait une bonne tête» et ensuite parce qu’il a «toujours fait confiance aux gens inquiets, ils se démènent plus que les autres». Commence alors la restitution de la vie de Joachim et de ses proches, de leur joie la plus intense à leur mal-être le plus secret. Fragmenté et incertain, le narrateur restitue le quotidien tourmenté de ce trentenaire en perte




