Un jour, Daniel Sangsue en vient à pratiquer un petit jeu bien dans l’air du temps. Il interroge une IA sur son obsession : «Les fantômes existent-ils ?» Il juge la réponse indigente, elle le paraît d’autant plus après deux cent cinquante pages de son journal, mine gourmande sur les fantômes à destination des amateurs et au-delà. Les Fantômes comme les chats choisissent leurs maîtres est la suite du Journal d’un amateur de fantômes (La Baconnière, 2018), compulsation maniaque de tout ce qui touche de près ou de loin aux revenants. Le professeur émérite de l’université de Neuchâtel reprend le terme de «syllogomanie» employé par Olivier Rolin dans Vider les lieux (Gallimard, 2022) pour qualifier sa propension à une écriture accumulative. Sur la période, de 2018 à 2023, ce spécialiste de pneumatologie (science des esprits) a continué assidûment à compiler avec une flamme égale. En parallèle de sa collecte on le voit prendre sa retraite, subir le confinement, perdre sa mère. Avec sa femme, il quitte la Suisse pour l’Aveyron où ils ont déniché un presbytère du XVIIIe siècle, avec un cimetière d’une vingtaine de tombes à l’avant. De quoi séduire le mordu de fantômes, car o
Littérature
Suite du journal d’un érudit des spectres : Daniel Sangsue, la foire aux esprits
Réservé aux abonnés
«Les Fantômes comme les chats choisissent leurs maîtres», dernier ouvrage de ce passionné de fantômes adepte de la compilation.
Manoir de Raynham Hall, dans le Norfolk (Angleterre), en 1936. (Bridgeman Images)
Publié le 07/06/2024 à 14h14
Pour aller plus loin :
Dans la même rubrique
Nos newsletters

Alerte Libé
Les alertes, infos et enquêtes Libé à ne pas manquer

Libé Matin
Le brief matinal idéal pour bien commencer la journée

Opinions
Les billets, éditos, tribunes ou chroniques qui font débat

Toutes nos newsletters
Actualité, politique, lifestyle... découvrez toutes nos newsletters

Les plus lus