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Idée cadeau

«Tout ce que je ne t’ai jamais dit», écrin de chagrin

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A travers des dessins d’une élégante beauté et peu de mots, Maïté Grandjouan livre une superbe BD sur le deuil amoureux.

(DR)
Publié le 07/12/2025 à 7h08

On ne sait pas si on doit en vouloir à Maïté Grandjouan ou la remercier. En ouvrant son dernier ouvrage sur le deuil amoureux, Tout ce que je n’ai jamais dit, on ne pensait pas qu’elle obligerait autant le lecteur à se plonger dans ses propres souvenirs.

L’autrice trentenaire, qui expose également en ce moment à la galerie Martel à Paris, publie une troisième BD radicale en apparence et pourtant d’une limpidité exemplaire. Si dans ses deux premiers albums, que l’on avait déjà salués, Fantasma et Léna-la-très-seule, elle n’était déjà pas bien bavarde, elle avait gardé une narration discrète permettant de suivre une histoire. Là, rien de tout ça. Dix mots, tout au plus. Seulement une succession de tableaux, représentant des objets, des décors d’intérieur, des paysages vides ou abandonnés, autant d’espaces liminaires, elle qui aime tant jouer avec une esthétique, si ce n’est horrifique, au moins inquiétante.

Fragment d’histoire

Ce sont des routes toutes plates serpentant dan

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