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Jeudi polar

«Ultima» d’Ingrid Astier, un tireur d’élite entre flocons de neige et ombres noires

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Dans son dernier livre, la romancière sonde les dangers et attraits de l’intelligence artificielle et de la radicalité, et exhume un formidable héros, taiseux et incorruptible

Sur la butte Montmartre où il s’est constitué un refuge, sous une neige de plus en plus abondante, Rémi broie du noir. (Julian Schlosser/Getty Images)
Publié le 11/12/2025 à 8h36

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Ultima Ratio, c’est le nom d’un fusil de haute précision que seuls les tireurs d’élite sont capables d’utiliser. Quand il le tient dans ses bras, Rémi, qui a quitté la brigade fluviale à la mort de la femme qu’il aimait, se sent capable de protéger n’importe qui, même le pire des salauds. Ça tombe bien, c’est ce que la BRI (l’anti-gang) va lui demander à la veille de Noël alors que Paris s’enveloppe d’un voile neigeux. «La neige était comme le bonheur, elle fondait vite», écrit Ingrid Astier. Richard Schönberg, le magnat des médias (toute ressemblance…), organise une fête à tout casser au musée des Arts forains, près de Bercy. Ce n’est pas que les arts forains l’intéressent tant que ça, il veut juste en mettre plein la vue à ses invités, des hommes politiques en vue, des journalistes de renom, des influenceuses célèbres, bref ce qu’il considère comme le gratin du moment. Le problème c’est qu’il a reçu des menaces de mort, et la police les prend très au sérieux, Schönberg n’est pas n’importe qui. Alors elle demande à Rémi d’être son ange gardien. Il va rester planqué en surplomb du musée

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