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Roman

«Une belle maison», de Sylvie Altenburger : on n’arrête pas le propret

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Un premier roman qui fait craqueler le vernis d’une famille modèle dans la France de l’après-guerre.

(Jennifer A Smith/Getty Images)
Publié aujourd'hui à 15h31

Il y a un garçon et trois filles dans Une belle maison, mais la fratrie reste au second plan, on met d’ailleurs du temps à en saisir la composition. Une belle maison, premier roman de Sylvie Altenburger, se concentre sur les parents, d’abord la mère, puis le père quand il est veuf. Une des filles raconte, sans doute est-ce l’aînée. Elle a 10 ans en mai 1968 lorsque la famille emménage dans «une belle maison d’une ville de province dans l’ouest de la France», deux étages, une véranda et un jardin. Un an auparavant, ils vivaient dans le Jura. Deux personnes au moins ont regretté de partir : la mère, et la narratrice qui aimait tellement son école. La mère, au moment de ses fiançailles en 1956, avait reçu la promesse que jamais ils ne quitteraient le Jura.

A la fin du roman, lorsqu’il est temps de mieux connaître cet homme dont on avait surtout perçu les manques, le père «tourne les pages de son livre sur la lutherie». Un tour sur Internet : il s’agit du Manuel de lutherie à l’usage des amateurs, l’auteur en est Paul Altenburger. Il contient ce qu’il faut savoir pour fabriquer soi-même un violon, un alto, un violoncelle, tous instruments que le père fabriquait, mais nous, lecteurs, on ne l’a pas vu. Il était ingénieur, d’autre part «il adorait le travail du bois». Et la musique, puisque «tous les dimanches matin il enregistrait sur cassette la Cantate de Bach qui passait à la radio». C’est comme la fratrie, la musique est importan

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