Menu
Libération
Pourquoi ça marche

«Une pension en Italie» de Philippe Besson : trois jours et une vie

Réservé aux abonnés

Une identité révélée sous le soleil toscan.

Le village San Donato, entre Florence et Sienne. (Chris Minerva/Getty Images)
Publié le 31/01/2026 à 7h20

Il est toujours étrange de lire à saison décalée. C’est le plein été dans Une pension en Italie. La famille Virsac part dans la 404 en vacances en Toscane, déjà le décor d’Un garçon d’Italie (2023) qui se déroulait à Florence. Le cadre comme la température est propice aux coups de soleil qui débouchent sur des siestes crapuleuses. Le 25e roman de Philippe Besson – au rythme quasi annuel depuis En l’absence des hommes (2001) –, se passe au milieu des années 60, dans la torpeur caniculaire de la Toscane, donc. Comme de rituel, il se classe dans les dix meilleures ventes Datalib (voir ci-contre). Surprise, on a le droit à une enquête sur un secret familial… L’incipit livre le programme à venir (avec un doigt de Proust) : «Longtemps, dans notre famille, cette histoire a été tue.»

Un secret de famille, comment ça ?

Pendant ces vacances-là, le grand-père du narrateur, 44 ans et professeur d’italien au lycée Masséna à Nice, s’évapore une poignée de jours après leur arrivée à la pension de San Donato Di Poggio. Comment, pourquoi ? Personne, ni sa femme Gaby, ni ses deux filles Suzanne et Colette, n’ont jamais reparlé des circonstances de cette disparition. On a mis le couvercle, sur l’impulsion autoritaire de Gaby. Le fils de Suzanne décide de faire la lumière sur ce trou noir, c’est un écrivain qui plus est, comme Philippe Besson. Il en fera un livre…

Pourquoi en trois jours ?

La vie de Paul – et par contamination celle de sa femme et de ses enfants – bascule en effet en trois jours. Une révélation intime l’a ébranl

Dans la même rubrique