Une valise ouverte des décennies après l’assassinat de sa propriétaire, Irène Némirovsky, victime de la Shoah. A l’intérieur, un manuscrit du roman que sa déportation en août 1942 a laissé inachevé, comme l’a été sa vie… On se souvient de la conséquence : la publication en 2004 de ce récit sans concession de l’exode sous le titre Suite française, les louanges de la presse et du lectorat, les honneurs posthumes du prix Renaudot – une première – et la fin de l’oubli de cette talentueuse plume. Elle fut pourtant une figure des lettres, incontournable dans l’entre-deux-guerres depuis le succès, en 1929, de son David Golder. Un livre si puissant, que les critiques doutèrent que, anonymement envoyé chez Grasset, il fut écrit par une femme, avant que leur misogynie ne la félicite d’«échapper au “roman de femme”» !
Biographie
Irène Némirovsky, l’art de l’audace
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Dans «Une vie inachevée», l’historienne Dominique Missika éclaire sous un jour inédit l’existence et l’œuvre libres de l’écrivaine victime de la Shoah et redécouverte au début du siècle.
Irène Némirovsky, en 1938. (Albert Harlingue/Roger-Viollet)
ParYannick Ripa
Publié le 19/11/2025 à 20h27
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