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«Verre, Ironie et Dieu», le théorème de Carson

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Réédition du livre publié en 2004 de la poète canadienne Anne Carson qui «écrit à l’aide d’une sorte de mathématique des émotions».

Anne Carson, en octobre 2013. (Beowulf Sheehan/PEN. Opale)
Publié le 09/02/2024 à 14h04

Ça peut sembler tard pour chroniquer Verre, Ironie et Dieu paru en novembre, sauf que c’est une réédition du livre publié en 2004, alors. Dans sa présentation de ce qui était le premier livre traduit en français de l’autrice et universitaire canadienne née en 1950, Claire Malroux évoque «cet écrivain atypique» : «Anne Carson s’ingénie à confondre des domaines que l’on s’emploie plutôt […] à séparer. Verre, Ironie et Dieu rassemble ainsi : un essai écrit en tercets, “l’Essai de verre”; un ensemble de poèmes au titre philosophique, “la Vérité sur Dieu”; une sorte de reportage, mi-prose, mi-poésie, “Hommes de la télé”; un guide du voyageur, “la Chute de Rome”; une imitation d’un texte biblique, “Livre d’Isaïe”, et enfin une communication parfaitement classique d’universitaire sur “le Genre des sons”.» «L’originalité d’Anne Carson […] repose sur la combinaison rare d’une érudition poussée et de mouvements de l’âme ou d’émotions saisis comme à la source, avant que la littérature ne s’en empare», écrit aussi Claire Malroux. Tandis que, dans son introduction à l’édition américaine de 1995 (traduite par Bernard Hoepffner), Guy Davenport définit ainsi le travail d’Anne Carson : «Elle écrit à l’aide d’

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