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Une coiffeuse, un astromobile et la «matière» de la peinture qui relèverait du «façonnage de l’idée»

Romans

Carl Nixon Une falaise au bout du monde
Traduit de l’anglais (Nouvelle-Zélande) par Benoîte Dauvergne. L’Aube noire, 330 pp., 20,90 € (ebook : 13,99 €).

Ils disparaissent une nuit de 1978, sous la pluie. Le père, la mère et le bébé à l’avant, les trois autres enfants – deux garçons, une fille – à l’arrière de la voiture qui quitte la route pour un plongeon mortel. Ce sont des Anglais, ils viennent d’arriver en Nouvelle-Zélande. En 2010, la tante des enfants est avertie qu’on a retrouvé les ossements de l’aîné de ses neveux, les os d’un garçon de 17 ou 18 ans. Il en avait 14 lorsque la famille a disparu. Le roman va et vient entre hier et aujourd’hui. Que sont devenus les trois orphelins, à partir du moment où ils parviennent à s’extirper de la voiture engloutie par les flots ? Un roman palpitant, qui paraît dans une collection de polars et aurait pu aussi figurer dans un catalogue de littérature jeunesse. Cl.D.


Julie Bonnie Je te verrai dans mon rêve
Grasset, 176 pp., 18 € (ebook : 12,99 €).

Parce que l’autrice vient elle-même de la scène musicale, ce roman noir met le jazz et la chanson au cœur de l’espoir, si tant est que celui-ci existe. Pas de miracle pour les gens comme eux, pense un des deux héros, Blaise. Sorti de prison en 1971, après dix ans de parenthèse, il reprend le bar de son père. Une jeune mère lui confie de temps à autre son bébé, la petite Nour, et c’est ce tandem, Blaise et Nour, qui raconte la vie en alternance. Ce qui les fait respirer ? La qualité. Le bon son d’une guitare ou d’un piano. Quant à la bonté, compter sur Monique : «Ici, à Botte-le-Roi, Pays-de-la-Loire, ville de vingt-sept mille habitants, les paumés, les perdus, les défoncés, ils peuvent compter sur la coiffeus

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