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Louis Cattelat, malin à paroles

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Messages aux extraterrestres ou formulations maladroites à un enterrement… Dans «Arecibo», seul-en-scène plein de fulgurances, l’humoriste de 28 ans souligne notre incapacité à se dire les choses.

Louis Cattelat, chroniqueur depuis quelques mois pour «Quotidien», tête d’ange intello à lunettes et élocution douce. (DR)
Publié le 09/01/2026 à 16h53

Connaissez-vous le «message d’Arecibo» ? Il est le premier signal radio émis via radiotélescope à l’intention d’une potentielle civilisation extraterrestre. Lancé en novembre 1974 depuis la Terre, il devrait atteindre sa destination finale, un amas de plus de 300 000 étoiles du nom de «Grand Amas d’Hercule» d’ici environ 22 000 ans. Arecibo est également le titre du seul-en-scène d’une tout autre étoile : celle montante du stand-up français, le jeune Louis Cattelat (chroniqueur depuis quelques mois pour Quotidien, l’émission animée par Yann Barthès) qui se demande sur scène si toute cette idée d’envoyer un message dans l’espace n’était pas trop présomptueuse. Parce que oui, déjà le risque de se faire coloniser tantôt n’est pas entièrement nul – les aliens pourraient pomper nos ressources «façon Vincent Bolloré», dixit l’humoriste – mais aussi car en général et toujours selon lui «notre arsenal pour commencer une conversation est éclaté au sol».

«Gastro-entérologie et Interflora»

Nous sommes en décembre lorsque sur la scène de la Maison des métallos, le Français de 28 ans, tête d’ange intello à lunettes et élocution douce afin de mieux nous sortir des horreurs lorsqu’on s’y attend le moins, déplie diverses anecdotes passées et intimes − fictionnelles sûrement ? on ne poussera pas l’enquête − ayant pour ambition d’appuyer son constat sur nos fréquentes lacunes à se dire les choses entre êtres humains. Formulations maladroites lorsqu’il s’agit de discourir aux obsèques – «t’a

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