Menu
Libération
Disparition

Mort de Frédéric Mitterrand à 76 ans, un dernier «bonsoaaaar»

Article réservé aux abonnés
Neveu éclectique de François Mitterrand, il aura navigué de la télévision au cinéma, de la villa Médicis au CNC, imposant son lyrisme, son phrasé désuet et son parcours sulfureux, jusqu’au ministère de la Culture, nommé par Sarkozy.
Frédéric Mitterrand, ancien ministre de la Culture et de la Communication de Nicolas Sarkozy à Paris, le 14 mars 2022. (Patrick Swirc/Libération)
publié le 21 mars 2024 à 19h52

«Bonsoaaaar.» Frédéric Mitterrand, disparu ce 21 mars 2024 des suites d’un cancer à l’âge de 76 ans, nous laisse avec une petite musique héritée des années 80 et 90. Une bande son grésillante, où son phrasé hors d’âge, mi-André Malraux mi-Stéphane Bern, ressuscitait les perles cachées du cinéma indépendant, comme il nous fracassait d’ennui, les pieds pris dans la traine des têtes couronnés qu’il adorait célébrer. Etoiles et toiles, qu’il présente de 1981 à 1986 sur TF1, le met en piste pour une carrière télévisuelle qui durera un peu plus de deux septennats durant lesquels il aura imposé son style de derviche tourneur, multipliant les émissions, les documentaires et les émissions de variétés entre la chaîne privée et Antenne 2 : d’Acteur studio et son générique en ombres chinoises, à Permission de minuit ou Du côté de chez Fred, qui rendent compte de l’actualité du cinéma et de la culture ; en passant par Destins ou les Amants du siè