«Que fait la culture ?» interpellait un artiste sur les réseaux sociaux, à peine trois jours après la mort de Nahel à Nanterre le 27 juin, comme pour assurer que les institutions culturelles pouvaient bien «faire» quelque chose, symboliquement. Et qu’elles étaient peu, ces derniers jours, à manifester leur peine suite au meurtre d’un adolescent, et peu à appeler, comme certains l’attendent des instances de gauche, à une réflexion profonde sur le racisme de la police. Certes, l’historique théâtre des Amandiers, situé sur le territoire même des événements, fut l’un des premiers à publier un texte pour dire sa «solidarité» avec la famille et les proches de la victime, pour appeler à une réforme de la police, et souligner la réflexion qu’elle entend mener à l’année de son côté via des laboratoires d’écriture sur les violences policières. De leur côté, veillant jour et nuit depuis une semaine à ce que leur bâtiment «tienne» après avoir vu la bibliothèque de leur ville en flammes, les Ateliers Médicis de
Débat
Mort de Nahel : des institutions culturelles «trop silencieuses» ?
Réservé aux abonnés
Le mouvement Black Lives Matter avait suscité il y a trois ans un débat sur la neutralité du secteur culturel français. Avec la mort de Nahel et les violences urbaines qui ont suivi, la profession s’interroge sur la conduite à tenir, entre appel à la mobilisation et volonté de construire une réponse sur le temps long.
Le théâtre des Amandiers, à Nanterre. (Martin Argyroglo )
Publié le 05/07/2023 à 11h54
Pour aller plus loin :
Dans la même rubrique
Nos newsletters

Alerte Libé
Les alertes, infos et enquêtes Libé à ne pas manquer

Libé Matin
Le brief matinal idéal pour bien commencer la journée

Opinions
Les billets, éditos, tribunes ou chroniques qui font débat

Toutes nos newsletters
Actualité, politique, lifestyle... découvrez toutes nos newsletters

Les plus lus