Menu
Libération
Social

Musée du Louvre : les salariés appelés à la grève reconductible pour dénoncer une nouvelle fois les «moyens insuffisants»

Réunis en intersyndicale ce lundi 8 décembre, les représentants du personnel de l’établissement parisien ont décidé de lancer un appel à la mobilisation à partir du lundi 15 décembre face aux «conditions de travail dégradées».

Au musée du Louvre, le 2 décembre 2025. (Gonzalo Fuentes/REUTERS)
Publié le 08/12/2025 à 11h13

Quasiment six mois jour pour jour après un précédent débrayage pour dénoncer le sous-effectif chronique, les personnels du musée du Louvre sont de nouveau appelés à se mobiliser, à l’issue d’une réunion intersyndicale ce lundi 8 décembre. Plus précisément, les employés de l’établissement parisien pourraient entamer une «grève reconductible» à partir du lundi 15 décembre, afin de protester contre «des conditions de travail dégradées» et des «moyens insuffisants», a déclaré la CFDT à l’AFP.

Entre-temps, le casse retentissant du 19 octobre a mis en lumière divers dysfonctionnements au sein du plus grand musée du monde. Le Louvre a dû également fermer une galerie en novembre en raison de la vétusté de l’édifice et a subi il y a deux semaines une fuite d’eau ayant endommagé plusieurs centaines d’ouvrages de la bibliothèque des Antiquités égyptiennes.

Cet appel déposé auprès du ministère de la Culture et lancé par la CGT, Sud et la CFDT a été «voté à l’unanimité» d’une assemblée générale qui a rassemblé «environ 200 personnes» ce lundi matin dans l’auditorium du Louvre, selon Valérie Baud, déléguée CFDT.

«Chaque jour, les espaces muséographiques sont fermés bien au-delà des prévisions du plan d’ouverture garantie faute d’effectifs en nombre suffisant ainsi qu’en raison des défaillances techniques et de la vétusté du bâtiment constatées», écrivent les syndicats dans une lettre adressée à la ministre de la Culture Rachida Dati. «Le public n’a plus qu’un accès limité aux œuvres et se trouve entravé dans ses circulations. Visiter le Louvre est devenu un véritable parcours du combattant», estiment-ils également.

Pas de «prise de conscience»

Selon eux, «les différentes alertes internes sont restées lettre morte et les éléments de langage distillés à la représentation nationale ainsi qu’aux médias par la direction du Louvre ne nous permettent pas d’espérer une prise de conscience à la hauteur de la crise que nous traversons».

Aussi, ils demandent une négociation directement auprès du ministère de la Culture, «en raison de la dégradation sans précédent du climat social interne et de la nécessité d’obtenir des réponses de la part des autorités compétentes».

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique