Un sarangi et une guitare, dialoguant au gré des rythmes de la musique classique indienne. Un baglama et des chants à l’unisson pour aborder le répertoire anatolien, entre profane et sacré. Les basses d’un guembri gnaoua sur lesquelles virevoltent quatre percussionnistes armés de qraqebs métalliques. Une guitare folk accompagnée par une kora, un masenqo éthiopien pour faire décoller une antique lyre krar et une violoniste aux accents folks. Et puis, au coucher du dernier jour, le souffle d’une flûte traversière porté par le contrechant d’un violoncelle. Cet inventaire incomplet des cordophones présents à Saint-Louis du Sénégal donne une idée des enjeux de ce festival qui se déroulait du 31 octobre au 2 novembre.
«Je suis le premier surpris de l’adhésion du public à toutes ces différences. Le pari est qu’on puisse regarder le monde, au prisme de cette ville. Il s’agit de partir à la découverte d’autres cultures, et inversement que la richesse patrimoniale de Saint-Louis soit reconnue par le monde entier», résume Ablaye Cissoko, le créateur de ce rendez-vous qui fêtait sa cinquième édition. Lui-même, en qualité de régional de l’étape, accordera les cordes de sa kora à celles du setâr de l’Iranien




