Dans la nuit du 17 au 18 janvier, une brochette d’influenceurs d’extrême droite – masculinistes, antidémocrate, racistes, antisémites – est partie en virée à Miami. Dans un limousine puis en club, au Vendôme de Miami Beach, les frères Tate, poursuivis pour viol et trafic d’êtres humains, le vidéaste star de la manosphère Myron Gaines et le néonazillon Nick Fuentes se sont virilement excités sous la caméra du streameur Clavicular en buvant du champagne et en écoutant, entre autres, la musique de Ye, alias Kanye West. Pas n’importe quel morceau du rappeur déchu bien sûr – les Stronger et autres Monster relégués à l’époque où West était dans les petits papiers des électeurs du parti démocrate –, le plus radioactif de tous, HH, pour Heil Hitler, canticum non grata sur toutes les plateformes de streaming, pourtant poussée sans vergogne par le personnel du Vendôme à la demande de nos petits fachos d’influenceurs qui l’ont scandé en chœur devant des dizaines d’internautes connectés au compte
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Antisémitisme : dans l’Amérique de Trump, les excuses de Kanye West ne servent à rien
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Dans une lettre ouverte publiée dans l’espace publicitaire du «Wall Street Journal», le rappeur demande pardon après des années de propos antisémites à quelques jours de la sortie de son album. Une démarche nombriliste et surtout inaudible dans le climat actuel des Etats-Unis.
Kanye West en juillet 2025. (Hector Retamal/AFP)
ParOlivier Lamm
Publié le 26/01/2026 à 19h25
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