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Dans les bacs

Ata Kak, ingénieux du son

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Repéré sur le tard par le Label Awesome Tapes From Africa, le musicien ghanéen revient avec «Batakari», prolongeant sa hip-house devenue culte et conçue pour faire danser toutes les générations.

Yaw Atta-Owusu, dit Ata Kak. (Joseph Abbey-Menseh)
Publié le 27/11/2025 à 19h38

C’est une histoire classique dans le monde de la musique. Un chercheur de sons découvre un disque enfoui sous la poussière de l’oubli, le remet en lumière convaincu de la qualité de l’objet, qui devient in fine un sujet de culte pour les mélomanes avertis. Pareille aventure fut vécue par Yaw Atta-Owusu, auteur sous le surnom d’Ata Kak d’Obaa Sima, une cassette éditée à 50 exemplaires en 1994 et achetée huit ans plus tard par Brian Shimkovitz dans un bouiboui de Cape Coast, au Ghana. Le fondateur du bien nommé label Awesome Tapes From Africa la publiera en 2015. Le monde découvre alors une espèce de hip-house, un rap épileptique en mode DIY qui annonce avant l’heure les tendances développées par Nyege Nyege et consorts.

«J’avais installé mon studio dans mon appartement de Driftwood, à Toronto, au Canada, en 1992. A l’époque, j’écrivais toutes mes chansons en anglai

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