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Aux Trans Musicales, l’enchantement au beau fixe et le choc Oonagh Haines

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Le festival rennais, qui s’achève ce dimanche 7 décembre, a une nouvelle fois offert un exaltant mélange des genres. Parmi lesquels la techno imprévisible de la magnétique Franco-Anglaise.

Oonagh Haines aux Trans Musicales de Rennes, vendredi 5 décembre. (Samuel Kirszenbaum/Libération)
ParMarie Klock
envoyée spéciale à Rennes
photo Samuel Kirszenbaum
Publié le 07/12/2025 à 13h19

A notre droite, un Indonésien encapuché souffle dans un assemblage de gouttières d’évacuation au bout duquel pendouille un sachet en plastique. A notre gauche, un Japonais sautillant comme un bébé panda nous cogne des kicks monumentaux sur la tête en faisant des gestes de super-héros avec ses baguettes. Au milieu de ce formidable boucan, une foule secouée de spasmes grossit tout doucement dans ce hangar du parc des expositions de Rennes, sous les yeux ravis d’une journaliste qui a un filament d’huître coincé entre les molaires. Un jeudi soir tout ce qu’il y a de plus ordinaire aux Trans Musicales, trésor national de musiques curieuses, excessives et festives mené depuis 1979 par l’exceptionnellement infatigable Jean-Louis Brossard, assisté à la programmation depuis deux ans par Théo Muller. La baisse des subventions cette année et les incertitudes quant à l’équilibre économique du festival dans les années à venir ? Préoccupant, et pourtant le miracle continue d’avoir lieu : vendredi soir à 1 heure du mat, les halls sont pleins à craquer et l’allée principale grouille d’une foule compacte qui bouchonne pour aller écouter non pas des têtes d’affiche à milliards de streams mais des artistes peu identifiés du grand public.

Au menu cette année, comme toujours, des musiciens venus du monde entier, et beaucoup de langues étrangères, espagnol, lingala, breton,

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