L’artiste californienne Annahstasia a toujours su que sa voix était singulière. «Dès mes débuts à l’âge de 14 ans, je voyais qu’elle faisait réagir les gens, et ça a d’abord été très difficile d’accepter cette différence. Mais j’ai fini par l’apprivoiser.» Cet alto suave, riche et d’une très grande profondeur lui a d’abord fermé les portes de la pop music malabar à laquelle elle aspirait étant plus jeune. Désormais tout juste trentenaire, Annahstasia peut jeter un coup d’œil en arrière et s’estimer heureuse : cette puissance sonore venue de la gorge et du bide, domptée et transformée en une espèce de chimère folk-soul, l’a amenée à offrir deux superbes EPs depuis 2023, ainsi qu’un premier album intitulé Tether, paru juste avant l’été 2025. Et à connaître un autre type de carrière, bien plus libre, où personne n’aurait l’outrecuidance de venir lui ôter ses signes musicaux distinctifs. «Puisque je suis arrivée très jeune dans cette industrie, j’ai été nourrie par un récit, par l’idée d’écrire un tube pour devenir la nouvelle Rihanna, la nouvelle Adèle. La fin de ce rêve a été brutale, mais je sais désormais ce que c’est que d’être une femme,
Rencontre
Avec «Tether», Annahstasia nous met du bohème au cœur
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Dans son premier album sorti pendant l’été, l’artiste californienne déploie sa voix suave et son énergie folk. Rencontre à quelques jours de son concert à Paris.
Selon Annahstasia «la musique ne laisse plus suffisamment de place au silence».
ParBrice Miclet
Publié le 03/11/2025 à 17h03
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