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Avec «Traveling Light», Rafael Toral à la finesse de la lumière

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L’artiste expérimental portugais propose un nouvel album inouï de standards du jazz transfigurés, où la guitare est à la fois le sujet, le prétexte et la contrainte.

Rafael Toral a repris la guitare après trente ans d’underground. (Vera Marmelo)
Publié le 11/12/2025 à 15h34

Certains artistes travaillent plus dur que d’autres. Aucun jugement de valeur façon DRH dans cette observation, mais Rafael Toral est à ranger du côté des gros bosseurs, du genre à éprouver une idée une décennie entière avant d’en faire profiter le public à la faveur d’un disque ou d’une série de concerts. Pour Traveling Light, son deuxième disque après le splendide Spectral Evolution (2024) depuis qu’il a repris en main la guitare qu’il avait délaissée pendant vingt ans, le Portugais est reparti de zéro et s’est posé toutes les questions possibles et imaginables quand on réapprend l’instrument à 58 ans, après trente ans de carrière dans l’underground.

Questions qui ne sont pas sans rapport d’ailleurs avec le fait qu’à partir de Space (2006), Toral s’était consacré exclusivement à l’élaboration d’un nouveau genre de musique électronique mettant à profit des instruments de sa propre conception, «mélodique mais sans note, rythmique mais sans rythme, familière mais étrange, méticuleuse mais radicalement libre». Ni sans rapport non plus avec le fait que cet inventeur-concepteur dont les disques de jeunesse figurent au panthéon des classiques de la musique expérimentale (incroyables Wave Field, en 1995, et Violence of Discovery

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