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Avec «Yamoto», Makala groove les frontières du rap

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Le chanteur helvète d’origine congolaise sort son troisième album, produit par son ami Varnish La Piscine. L’artiste parvient à se réinventer grâce à des sonorités funk, tout en gardant le subtil sens de la formule qui le caractérise.

«Je suis fan de boxe et de MMA, les arts martiaux et le dépassement de soi m’ont ­toujours fasciné», raconte Makala. (DR)
Publié le 27/01/2026 à 6h30

Insolent, fuyant, baroque, mordant… On sait Makala hors des clous, et ce depuis un bail. Alors, lorsque le rappeur suisse propose, après des jours d’hésitations, de faire l’une de ses rares interviews non pas en physique, non pas en visioconférence, non pas par téléphone, mais par échange de messages privés Instagram. On accepte, exceptionnellement. Du vendredi 23 janvier à jusque très tard dans la nuit de samedi à dimanche, les notifications s’enchaînent, se taisent parfois pendant des heures pour revenir par vague et raconter un artiste, énergumène exigeant et sincère, ainsi que les dessous de son nouveau «projet» intitulé Yamoto. Un huit titres dont il dit que chacun peut le qualifier comme il l’entend. Au vu de sa sophistication et de son rendu, on choisira alors le terme «album», son troisième donc, tant il traduit une réflexion profonde sur ce que le rap francophone peut être, sur ce que rapper veut dire, et sur ce que l’opiniâtreté d’une vie dédiée à la musique et à un genre peut enfanter.

Entièrement produit par son ami de presque toujours

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