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Back catalogue : quand les maisons de disques investissent dans l’ancien

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Réseaux sociaux, vinyles, remixes, cinéma, mode... Si Elvis, Queen ou Motörhead continuent à séduire les jeunes générations, c’est grâce aux détenteurs d’albums anciens, qui attaquent sur tous les fronts.

A Paris, le 6 octobre. (Christophe Maout/Libération)
ParOlivier Richard
photo Christophe Maout
Publié le 08/10/2021 à 17h58

Le rock va bientôt fêter son 70e anniversaire. Le hip-hop approche de la cinquantaine alors que la techno sera, dans peu de temps, quadra. Ainsi, est désormais octogénaire l’ado qui a découvert Elvis Presley à la sortie de son premier album (1956). Quant aux teenagers qui ont acheté Never Mind the Bollocks des Sex Pistols à sa parution (1977) ou ceux qui ont découvert le rap avec l’émission de télévision de TF1 H.I.P.H.O.P. (1984), ils ont maintenant la cinquantaine bien tassée. Ce vieillissement inexorable des cœurs de cible originaux mais aussi celui des amateurs de variété bien de chez nous pose aux maisons de disques et autres ayants droit (éditeurs, sociétés de produits dérivés) le problème crucial du rajeunissement du public des artistes qui ont commencé leur carrière dans la seconde partie du siècle dernier. L’objectif est bien sûr de continuer à générer du chiffre d’affaires avec l’énorme catalogue qu’ont accumulé les labels depuis la naissance de la musique «pop». Certes, le retour du vinyle et son cortège de rééditions, ainsi que la multiplication des coffrets et autres produits pour collectionneurs, ont permis de mettre un peu de beurre dans les épinards mais le Graal consiste, pour tous, à convertir la génération Z aux artistes de back catalogue.

Le gap entre générations s’estompe

Chez la plupart des labels, les titres basculent dans le back catalogue trois ans après leur sortie. Matthieu Damade, responsable du catalogue chez Sony Music France, précise : «Il y

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