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Bad Bunny, l’homme qui fait peur à Trump : de Porto Rico au Super Bowl, les racines de son engagement

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Passé de caissier à artiste le plus écouté dans le monde, le chanteur portoricain est à l’affiche du «halftime show» de la finale de la ligue de ­football américain ce dimanche. Symbole de résistance à Trump et l’ICE, son succès est indissociable de son engagement politique pour son île natale.

Bad Bunny a embrassé son statut de paladin du peuple, adoré pour ses chansons, sa langue, son obsession à raconter la vie à Porto Rico. (Apple Music)
Publié aujourd'hui à 10h00

En septembre 2022, Bad Bunny a sorti El Apagón : le septième single de Un Verano Sin Ti, son quatrième album solo, détenteur de records toujours plus insensés – le premier album de l’histoire à dépasser les 20 milliards d’écoutes sur Spotify. Mais loin de la flamboyance du chavirant Callaíta, la chanson était une candidate inattendue pour un single, presque un interlude relégué dans le dernier tiers d’un album très long, hybride sur percussions brutes entre bomba et house music salace.

Gageons que le projet du Boricua était moins de faire péter le score sur YouTube que de faire parler – de Porto Rico, de ses maux, de sa condition. Car El Apagón évoque la grande coupure de courant de 2017 après le passage de l’ouragan Maria, puis la gestion calamiteuse par le gouverneur corrompu Ricardo Rosselló, la captation des aides à la reconstruction, les milliers de morts, l’exode massif des Portoricains dans les deux années qui ont suivi… In fine

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