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On y croit

Barbagallo, coups de soleil mélodiques

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Le chanteur exilé en Australie, par ailleurs batteur de Tame Impala, revient en toute indépendance avec un album solaire.

(Brigid Annand/DR)
Publié le 12/06/2021 à 10h04

S’il n’y avait ce pluriel qui habille les Grands Brûlés, on aurait interprété ce titre comme une analogie directe au parcours en solo de ce chanteur et batteur, cofondateur des estimés Aquaserge. Puisque après deux albums chez une major du disque, Sony, dont on ne se risquera pas à affirmer que cela lui a permis d’accroître sa popularité, il a retrouvé sa liberté depuis deux ans – ce nouveau disque faisant suite à un EP déjà copieux paru en 2020. Comme si le fait de se tenir loin des (fausses) sirènes du business redonnait à celui qui est également l’homme derrière les fûts de Tame Impala une débordante verve créatrice, sans se soucier des plans marketing, des tableaux Excel et des plannings de sorties imposés.

Paradoxe intéressant : le trentenaire né à Albi, exilé en Australie, livre aujourd’hui sans aucun doute son album le plus accessible. Alors que ses œuvres précédentes donnaient l’impression de s’adresser aux seuls fans de folk-rock en français, baroque, parfois torturé, limite ésotérique, celui-ci irradie par ses coups de soleil mélodiques, ses arrangements radieux où son autre instrument de prédilection, la guitare acoustique, est quasiment mis au placard.

Faut-il voir dans cette mue solaire l’influence de son employeur Kevin Parker ? En s’occupant du mixage du disque sans se brûler les doigts, monsieur Tame Impala a certainement apporté sa touche éclairante à une œuvre par ailleurs subtilement allumée. Pas un hasard si l’on pense en écoutant les tubesque

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