Il y a une chose que l’on ne pourra pas enlever à Benjamin Biolay, c’est son panache, sa superbe. L’automne est lugubre, plombé par des déchirures qui le traversent comme une faille dans la roche républicaine, depuis les catacombes des réseaux sociaux jusqu’au sommet de l’Etat, le moral général culminant au fond des chaussettes et la menace d’austérité vert-de-gris alternant avec celle d’une marée brune. Lui débarque avec un disque imposant mais jamais pesant, un disque où tout est bleu. Pas fleur bleue mais bleu horizon, bleu méditerranéen et bleu atlantique, traçant une ligne côtière fantasmée entre Sète et Rio de Janeiro, un vol aérien de «Paris-station-balnéaire» à Buenos Aires. Un double Disque bleu de 24 plages, séparé en hémisphères, Résidents pour les chansons (à dominante pop et électrique) enregistrées en Europe, et Visiteurs pour celles ayant vu du pays, Argentine et Brésil, avec le bagage acoustique du voyageur léger. «C’est mon premier album solo depuis longtemps, surprend le stakhanoviste sous les derniers rayons d’été d’un patio parisien. Les deux précédents [Grand-Prix et
Rencontre
Benjamin Biolay: «Je me reconnais dans cette lignée de résistance à la dictature»
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Le chanteur et compositeur de 52 ans signe «le Disque bleu», un album personnel et politique, inspiré par Brassens et Gainsbourg. Rencontre avec un artiste voyageur qui vit entre la France et l’Argentine.
Benjamin Biolay à Paris, le 7 octobre 2025. (Mathieu Zazzo/Libération)
Publié le 25/10/2025 à 8h31, mis à jour le 25/10/2025 à 9h31
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