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Contre l’intelligence artificielle générative, Paul McCartney se radicalise

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Remonté contre l’exploitation sauvage des œuvres musicales par les géants de l’IA, l’ex-Beatles rejoint 1 000 autres artistes britanniques pour l’édition vinyle de l’album muet «Is This What We Want ?» sorti en février. Evoquant à nos oreilles la belle tradition avant-gardiste de l’œuvre silencieuse.

Paul McCartney à Los Angeles, le 2 février 2024. (Emma McIntyre/Getty Images. AFP)
Publié le 17/11/2025 à 19h49

47 minutes de silence vaudront toujours mieux que la plus réussie des chansons fabriquée au moyen de l’intelligence artificielle générative. C’est le message porté haut et fort par quelque 1000 autres artistes britanniques de tous les genres et toutes les générations (Kate Bush, Jimmy Somerville…) partageant les crédits d’Is This What We Want ?, album de compositions à la lisière du silence sorti sur les plateformes en février et dont l’intégralité des recettes a été reversée à l’association caritative Help Musicians. Un message dont on se disait qu’il tenait de l’évidence absolue pour quiconque a déjà écouté un morceau de musique composé par un être humain, mais qui ne l’est plus depuis que des tech bros agissant dans le seul et unique but de générer du capital ont pris l’initiative de fourrer dans la gorge de l’humanité les aberrations existentielles fabriquées par leurs prodiges technologiques.

En réponse non pas à ces monstruosités ontologiques mais aux diverses initiatives pro busin

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