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En pactisant avec l’IA, les majors du disque vendent leur âme au diable

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Au lendemain de l’annonce par Warner Music Group d’un partenariat avec Suno, leader de la musique fabriquée par intelligence artificielle générative, l’industrie musicale apparaît plus cupide que jamais.

Robert Kyncl, PDG de Warner Music Group, en février 2024 à Los Angeles. (David Livingston/Getty Images)
Publié le 27/11/2025 à 20h28

Dans son livre-enquête sur Spotify Mood Machine (2025), la journaliste américaine Liz Pelly raconte sa visite à l’été 2023 de «A.I. Valley», «carnaval de la tech musicale» à Santa Monica, en Californie, rassemblant des entreprises qui affirment leur volonté «d’optimiser le succès des artistes en exploitant le big data». Soit des technologies mettant à profit l’intelligence artificielle générative pour aider les musiciens à trouver des idées de chansons, d’autres créant des albums adaptés aux différentes heures de la journée, d’autres encore permettant aux chanteurs de mettre eux-mêmes à profit leur voix en créant des clones artificiels commercialisables à l’infini…

Au-delà des différentes problématiques éthiques liées au fonctionnement des technologies développées par ces start-ups – dont celle, devenue brûlante entre-temps, de l’exploitation des œuvres pour entraîner les IA sans le consentement des créateurs –, Liz Pelly a pu vérifier son intuition : l’entièreté de ces innovations a vocation à rapporter de l’argent à ceux qui les ont initiées. A la différence des artistes et maisons de disques, même les plus

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