Ce doit être de l’ironie de cimetière. Le 19 mai 2025 démarre comme une journée de travail ordinaire dans la vie de Benoît Gallot, 44 ans, conservateur du Père-Lachaise. Au programme : vente de concessions, organisation des cérémonies religieuses, paperasse administrative… et lancement du chantier visant à améliorer l’accès à la tombe de Jim Morrison. Mais fin de matinée, quand il repasse à la conservation, Benoît Gallot découvre avec stupeur que des journalistes tentent de lui parler : après trente-sept ans de disparition, le buste du chanteur des Doors vient d’être retrouvé, en marge d’une enquête pour escroquerie. En début d’après-midi, la brigade financière et anti-corruption le contacte. Quelques jours plus tard, il répond aux enquêteurs et découvre le fameux buste, couvert de graffitis, usé par le temps, le nez et la bouche manquants, tel qu’il était au moment où il s’est volatilisé. «Assez émouvant…» reconnaît-il, laconique.
Enquête
Enlèvement et réapparition du buste de Jim Morrison : déboires d’outre-tombe au Père-Lachaise
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Le 14 mai, la statue dérobée il y a trente-sept ans sur la sépulture du chanteur des Doors au cimetière du Père-Lachaise était retrouvée par hasard lors d’une perquisition chez un chef d’entreprise. De la Croatie au milieu punk parisien des années 1990, «Libé» retrace l’itinéraire fou de la sculpture.
En 1988, le Globe consacre un article intitulé «X et X ont déterré Jim Morrison» à l’affaire. (Antoine Legrand)
ParArthur Cerf
Publié le 23/08/2025 à 16h09, mis à jour le 25/08/2025 à 18h29
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