Un gros morceau de l’histoire du rap français est mort dimanche. Calbony M’Bani, alias Calbo du légendaire groupe Ärsenik, avait 52 ans. Il est décédé à l’hôpital après une longue hospitalisation. «En ces moments particulièrement douloureux, la famille appelle à la bienveillance, au respect et à la retenue», a rédigé la famille sur les réseaux sociaux. Les réactions flottent de partout. Des anonymes et des rappeurs comme Rohff. «On a perdu un grand monsieur du rap et un grand frère de la vie. Je retiens toute la force et la positivité qu’il a transmises au fil des années à ma génération et aux suivantes.»
Une figure incontournable. Calbo, qui partageait la scène avec son petit frère, Lino, était au premier rang de l’âge d’or du hip-hop hexagonal. Les albums Quelques gouttes suffisent… (1998) et Quelque chose a survécu… (2002) résistent au temps. Ils sont posés sur l’étagère des classiques. Au téléphone, le membre du groupe 113, Mokobé, cherche ses mots. Ils étaient proches de Calbo. Il représente quoi ? «Je suis le parrain de son fils, je suis lié pour toujours à lui.» Et dans le rap ? «Il représente notre histoire. Il a giflé le rap français.» Que dire de plus ? Mokobé, troublé, raccroche.
Mots durs, révoltés et réels
Ärsenik a marqué le rap en studio, sur scène et dans la rue. Ils avaient leur style avec les mots et un visuel à part entière. Un autre rappeur, de la «banlieue parisienne», qui côtoyait Calbo depuis les années 90, replonge dans le pas




