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Le portrait

Hoshi, astro girl

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La chanteuse, touchée par la maladie de Ménière et attaquée sur son physique et son homosexualité, s’est construite grâce à un lien fort avec sa grand-mère.

Hoshi le 3 juin à Paris. (Boby/Libération)
Publié le 20/06/2021 à 18h01

Un éclectisme assumé. Sur les murs de la chambre d’ado de Mathilde Gerner, connue sous le pseudo «Hoshi» qui signifie «étoile» en japonais, se sont côtoyés sur papier glacé Nirvana, Priscilla ou encore La Fouine. Malgré elle, la musicienne de 24 ans semble avoir relancé la mode de ces patchworks muraux que l’on pensait presque révolus. Au showroom Gibson à Paris, son équipe débarque les bras chargés de posters. Des affiches en forme de pied de nez aux propos emprunts d’une misogynie crasse, tenus en avril par le chroniqueur musical Fabien Lecœuvre. Il avait invité l’artiste à «donne[r] ses chansons à des filles sublimes». Il demandait : «Vous mettriez un poster de Hoshi dans votre chambre, vous ? Elle est effrayante.» Choquée mais solide, elle évoque les larmes de sa mère et s’indigne de cette vision obscure de l’art : «Si tu n’es pas au goût d’un gros boomer, tu devrais donner tes compositions à d’autres ? C’est grave.» Le raz-de-marée de soutien ayant suivi ces déclarations la poursuit jusqu’à notre séance photo. En pleine rue alors que la pluie menace, une vieille connaissance du chroniqueur l’arrête et lui témoigne son approbation.

Ces posters accompagnent la réédition de son deuxième album. Etoile flippante comporte treize titres inédits, nés d’une «frustration de ne pas avoir pu défendre comme il se doit Soleil levant il y a un an». Parmi eux, trois featurings (presque aussi syncrétiques que ces posters d’antan) avec Benjamin Bi

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