Sur son seul nom, auréolé par les plus hautes éminences pop ayant fait récemment appel à ses services, du dernier Depeche Mode aux prochains Blur, Jessie Ware ou Pet Shop Boys, James Ellis Ford aurait pu délivrer un album gonflé de stars et lustrer son ego sans forcer de trop sur l’écriture. Alex Turner des Arctic Monkeys, groupe dont il accompagne depuis le deuxième album les itinéraires pour le moins escarpés, ainsi que l’échappée The Last Shadow Puppets, aurait répondu présent. Tout comme Damon Albarn, lequel aurait pu lui refiler la recette Gorillaz (dont Ellis Ford a produit le meilleur des récents albums, The Now Now) et l’affaire aurait pu valoir des millions. «Mon manager aurait été ravi, mon label également, mais si c’était la première idée à laquelle j’avais pensé, j’ai fini par trouver ça pas très authentique ni courageux», avance le jeune quadragénaire, dont le fort courageux (et authentiquement sublime) The Hum est la première sortie en solitaire. Un disque de prédicateur à la Brian Eno, grosse inspiration non dissimulée, plutôt qu’un disque de produc
Electro
James Ellis Ford, le mûr du son
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Le grand producteur anglais et ex-membre du groupe Simian sort «The Hum», majestueux premier album solo où se côtoient frottements électroniques et oniriques mélodies extra-occidentales.
James Ellis Ford a enregistré son album dans sa maison londonienne. (Pip Bourdillon)
Publié le 06/06/2023 à 4h49
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