Ces derniers temps, Claire Gapenne s’est mise à peindre, plutôt très bien, et souvent des choses molles : gros crapaud béat coiffé de rubans d’organdi, escargots moussant sur les bords d’une gamelle pour chien, gamine en short noyée dans une burette de savon liquide. Dans ces motifs d’acrylique baveuse comme dans le nom de scène, Terrine, sous lequel Gapenne se produit depuis 2013, on est tenté de voir un goût prononcé pour le versant poisseux des choses.
Ce n’est pas entièrement faux. Terrine a grandi dans l’huile de vidange de l’underground amiénois, au sein du collectif noise Headwar et de l’Accueil froid, pépinière associative de musiciens aux noms aussi fleuris (Hache tendre, Suce-pendus) que ceux de leurs cousins messins de la Grande Triple Alliance internationale de l’Est (Scorpion Violente, Crack und Ultra Eczema). «Free nuke music», le genre musical revendiqué sur la page Bandcamp de Terrine, est un clin d’œil à la bière servie au compto




