Tout a commencé – pour ce qui concerne cet épisode – par la découverte ébahie, en pleine Fashion Week parisienne, d’une pièce de la nouvelle collection de la marque Yeezy, dont on doute qu’elle soit officiellement commercialisée un jour. Le rappeur et styliste Kanye «Ye» West, au lendemain de son apparition sur le catwalk apocalyptique du défilé Balenciaga, l’a arboré lui-même le 3 octobre, accompagné de Candace Owens, commentatrice ultradroitière de la frange trumpiste du Parti républicain : un tee-shirt uni à manche longue, noir et blanc, au dos duquel on peut lire «White Lives Matter», un slogan désormais indissociable de l’extrême droite américaine la plus violente et virulente (le Ku Klux Klan, l’Aryan Renaissance Society…). Naturellement, la vox populi connectée, emmenée par quelques célébrités de la mode, a grondé (mollement). West, dont on se souvient avec douleurs les propos sur l’esclavage ou une visite très embarrassante, sous couvre-chef Maga (Make America Great Again), au président Trump alors en fonction, a été notamment pris à partie par Gabriella Karefa-Johnson, journaliste de Vogue, ou par la mannequin Gigi Ha
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Kanye West, nausée à fond
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Après une nouvelle salve d’horreurs sur les réseaux, le rappeur est bel et bien devenu l’ennemi politique de la plupart de ceux qui l’écoutent: un antisémite et un soutien sans ambiguïté aux pires racistes américains. Combien, cette fois, seront-ils à lui pardonner ?
Sur Instagram et sur Twitter, Kanye West a multiplié les ignominies antisémites. (Edward Berthelot/GC Images)
ParOlivier Lamm
Publié le 10/10/2022 à 16h06
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