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Disparition

Mort du chanteur jamaïcain Jimmy Cliff, reggae luron

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Pionnier de la musique jamaïcaine, l’auteur de «Many Rivers to Cross» ou «Reggae Night» a marqué l’histoire de l’île de son timbre soul et de son énergie iconoclaste. Il est mort ce lundi 24 novembre, des suites d’une pneumonie.

Jimmy Cliff à Londres, en juillet 1971. (Shepard Sherbell/Corbis. Getty Images)
Publié le 24/11/2025 à 12h52, mis à jour le 24/11/2025 à 17h00

C’est en 1972 qu’il entre définitivement dans l’histoire de la musique jamaïcaine. Jimmy Cliff a 28 ans, et le voilà propulsé au top en étant au casting de la bande originale de The Harder They Come (Tout, tout de suite en français), un polar jamaïcain de Perry Henzell inspiré de la vie mouvementée de l’original rude boy, le légendaire criminel Rhyging, qui s’immerge dans la matrice musicale de l’île de la fin des années 60. A l’époque, le ska et le rocksteady ralentissent la cadence pour donner naissance au reggae, avec pour piliers fondateurs Toots, qui enregistre Do the Reggay, Peter Tosh et bien entendu Bob Marley qui n’est pas encore une icône planétaire. C’est un autre aspirant qui se révèle comme l’heureux élu, en interprétant le thème titre de cette histoire d’un jeune campagnard monté à la ville pour y trouver fortune.

Ce destin ressemble au parcours de celui qui est né James Chambers le 30 juillet 1944 dans les montagnes de Somerton, à une vingtaine de kilomètres de Montego Bay, et mort des suites d’une pneumonie ce lundi 24 novembre 2025 à Kingston, la capitale. Grandi dans une famille pauvre – son père est

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