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Libération
Reportage

Le festival Pop Montréal, Québec et ondes

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Entre musique duveteuse et communion avec les insectes, la 21e édition de la grand-messe pop québécoise, qui a réuni 200 groupes cinq jours durant, nous a enchantés comme rarement.

Bran Van 3000 sur la scène du Club Soda, lors de l’ultime concert de leur tournée qui célèbre les 25 ans de leur premier album, «Glee». (Valerian Mazataud/Libération)
ParMarie Klock
envoyée spéciale à Montréal
Publié le 10/10/2022 à 18h07

Découvrir des artistes, vivre quelques chocs scéniques, peut-être, allez, une épiphanie, c’est tout ce qu’on peut rêver d’un festival de musique. Mais un festival qui vous fait tomber amoureuse d’une ville tout entière, comment est-ce possible ? Quelle est cette foutue diablerie ? C’est ce qu’on passe plusieurs jours à se demander, à califourchon sur le nuage de ravissement qui nous porte à travers les rues de Montréal. Bon, redescendons de ce nuage, ce n’est qu’un vélo de location et nous sommes en nage dans la côte boulevard Saint-Laurent, acculée contre le trottoir par un automobiliste qui hurle depuis la vitre baissée de son énorme SUV : «Vas-tu donc cesser de rouler comme une ostie d’cave ?» On ne rêve pas : ce crétin nous crache dessus. Même cette agression nous paraît charmante, nous voilà baptisée, le premier chapelet d’insultes de notre séjour ! Zviane, que l’on retrouve dans son quartier au-dessus de la Petite Italie pour lui acheter celles de ses œuvres devenues introuvables en librairie, se fout gentiment de la gueule de notre enthousiasme : «T’es en lune de miel, là.» Pas faux.

Le festival Pop Montréal, qui avait lieu du 28 septembre au 2 octobre, célébrait sa vingtième année. Daniel Seligman a co-fondé ce gros machin – 200 groupes à l’affiche cette année – en 2002 alors qu’il avait 25 ans, et en est toujours

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