En 2011, A$AP Rocky sortait une mixtape à deux à l’heure, Deep Purple. Tout y baignait dans un jus ankylosant de samples ralentis à l’extrême, et à propos du morceau Purple Swag, le rappeur expliquait : «On a enregistré ce merdier dans un tout petit placard. Je planais comme un cerf-volant, défoncé au “purple drank” [une boisson au sirop codéiné de couleur violette, ndlr], à la “purple weed” [variété de cannabis aux fleurs violettes], j’étais dans un monde où tout était violet.» Une couleur qui sied parfaitement au beau disque de Leoni Leoni tout juste sorti chez Bongo Joe, un vinyle qui regroupe les plus grands tubes issus des quatre cassettes produites jusque-là par cette jeune Suissesse qui, sauf chute accidentelle dans un univers miroir, ne passera jamais sur NRJ. D’elle, on ne sait pas grand-chose : elle vient de Berne, a les cheveux bicolores, joue majoritairement à même le sol, sur des tapis râpés ou dans l’herbe – son live en jardin avec hamac, sur l’exquise chaîne YouTube «Boiler Merde» où s’est produite toute la crème de l’underground pendant les divers confinements, vaut le détour –, elle fréquente des poules et ne rechigne pas à porter des mules à talons d’inspiration elfique. La rondelle de son vinyle i
Dans les bacs
Leoni Leoni: she likes to mauve it mauve it
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L’ambient de la Suissesse plonge l’auditeur dans une nappe de fumée violette où le temps s’étire.
Leoni Leoni joue à même le sol, sur des tapis râpés ou dans l’herbe. (Banana Bread)
ParMarie Klock
Publié le 13/06/2022 à 3h55
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