Auteur-compositeur-interprète de cinq albums sans jamais hausser le ton entre cris et chuchotements, digne représentant de la nouvelle-nouvelle chanson française de qualité (génération quadra plus, Boogaerts, Beaupain, Delerm…), tendance mélancolie raffinée, l’amour, l’amitié, le couple et l’œuvre du temps, Albin de la Simone aime les projets transversaux. Très actif, il peut être musicien de tournée (pour Vanessa Paradis ou Louis Chedid), réalisateur d’album recherché (c’est l’allié du récent succès de Pomme) aussi bien qu’auteur de livre, spectacle pour enfants, performance dans des musées, travaux pour le cinéma ou même dessinateur (des œuvres qu’il expose, des timbres pour la Poste ou des produits dérivés, mug, sac ou flipbook pour l’exposition De Funès à la Cinémathèque). On aura compris qu’il est un maillon discret, multicarte et essentiel de la scène française contemporaine.
Que faire alors quand tout s’arrête et que le public est invisible ? Albin de la Simone répond à cette question avec un sixième album confirmant une inspiration jamais à court de ressources. Les mots ne venant plus, il a simplement réalisé un album instrumental. Confiné trois jours de mars 2021 à l’éternel Studio Ferber, entouré des instruments soigneusement accumulés qu’il affectionne –banjo, synthétiseurs «rouillés», clavier «Una Corda, au son si particulier»




