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Les rappeurs de Sniper pris pour cible par la région Grand Est et le RN : l’éternel recommencement

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Sous pression du RN, la région à majorité LR a annoncé suspendre provisoirement les subventions du festival Jardin du Michel (Meurthe-et-Moselle) qui programme le groupe, aux paroles jugées haineuses. Un marronnier de l’histoire du rap.

Un concert de Sniper à la Fête de l'Humanité en 2022. (Stephane Mouchmouche/Hans Lucas. AFP)
Publié le 04/02/2026 à 16h28

Jeudi 29 janvier, le Jardin du Michel, festival de musique fondé en 2005 et qui se déroule depuis une dizaine d’années à Toul (Meurthe-et-Moselle), annonçait la programmation de sa prochaine édition. Dès le lendemain, la région Grand Est, à majorité Les Républicains, annonçait la suspension provisoire des subventions du festival en raison de la présence à l’affiche du groupe de rap Sniper, invoquant la «charte des principes républicains et de la laïcité» que les organisateurs s’engagent à signer, et annonçait avoir saisi le ministère de l’Intérieur «afin de l’interroger sur le caractère potentiel d’incitation à la haine raciale, d’antisémitisme et de trouble à l’ordre public» de certaines paroles.

Chasse aux sorcières

Depuis vingt-cinq ans, c’est un marronnier de l’histoire du rap : la droite essaie de faire annuler des concerts de Sniper sous le prétexte que le groupe inciterait à la haine de la police, des juifs, de la France. Les morceaux incriminés, la France et Jeteur de pierres, sont sortis respectivement en 2001 sur l’album Du rire aux larmes puis en 2003 sur Gravé dans la roche, un

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