Menu
Libération
Expansion

L’Inde, nouvelle terre promise de l’industrie musicale occidentale

Réservé aux abonnés

Portés par le streaming, de plus en plus d’artistes occidentaux connaissent le succès en  Inde. Pour l’industrie de la musique, l’heure est à la conquête de ce fabuleux marché pesant 1,5 milliard d’individus.

Concert de Coldplay à Mumbai, le 19 novembre 2016. (Photo by Pratik Chorge/Hindustan Times via Getty Images) (Pratik Chorge/Hindustan Times. Getty Images)
Publié le 28/11/2025 à 16h32

Avec son 1,5 milliard d’habitants, l’Inde serait-elle le nouvel eldorado de la musique occidentale ? Constamment à la recherche de débouchés, l’industrie phonographique et son corollaire, celle du live, s’intéressent en effet de plus en plus à la population historiquement avide de musique des 36 états et territoires du pays le plus peuplé du monde. Les derniers chiffres relevés par l’Ifpi (International Federation of the Phonographic Industry) expliquent ce nouveau tropisme : 192 millions d’Indiens écoutent de la musique grâce au streaming qui se révèle, de loin, le mode de consommation le plus populaire (85 % du marché). Bien que, à date, seuls 20 millions d’utilisateurs aient souscrit à une offre payante, les perspectives semblent vertigineuses. Le live n’est pas en reste puisque 15 000 concerts ou festivals ont été organisés en 2024 et que, selon une étude du cabinet EY, le nombre d’événements pourrait atteindre le double d’ici cinq ans.

A vrai dire, cela fait plusieurs décennies que les artistes occidentaux, français notamment, effectuent des incursions au pays de Saraswati, la déesse hindoue de la musique. A l’instigation de l’Alliance française,

Dans la même rubrique