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Massilia Sound System : «Nous sommes des emmerdeurs»

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Les inlassables activistes du patois occitano-marseillais célèbrent leur quarantième anniversaire. Rencontre avec Tatou, fondateur de l’aventure, dans le quartier de la Plaine, là où tout a commencé.

Autour de Tatou, le fondateur du groupe (assis à droite), les membres de Massilia Sound System à La Ciotat, le 12 juin 2024. (Olivier Monge/Myop pour Libération)
Publié le 27/06/2024 à 9h04

Paradoxe. François Ridel alias Moussu T ou Prince Tatou, fondateur de Massilia Sound System, incarnation musicale du territoire marseillais, est né en 1959 à Ivry-sur-Seine, en banlieue parisienne. Mais une grand-mère maternelle installée à La Ciotat (Bouches-du-Rhône), où il réside d’ailleurs aujourd’hui, lui donne l’occasion de fréquenter tout jeune le rivage méditerranéen. A 18 ans il emménage à Marseille où, en 1984, porté par l’amour de la tchatche revendicative et du reggae-dub, Ridel lance l’aventure Massilia Sound System avec Papet J, Gari Grèu, Janvié Claider D, DJ Kayalik et Blu. Conversation, un jour de mai, avec l’affable Tatou, quand il n’était pas encore question d’élections législatives anticipées.

Qu’est-ce qui vous a motivé il y a quarante ans pour former Massilia Sound System ?

Tout a démarré sur Radio Galère à Marseille au début des années 80 dans une émission appelée Skank où je tchatche sur des instrumentaux en improvisant sur l’actualité avec un ami, Jeannot, surnommé Jah No. Nous pensons être seuls au monde, mais un jour j’entends Jo Corbeau sur Radio A

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