L’anecdote est légendaire, emblématique de l’ère la plus innovante et déraisonnable du rock. En décembre 1967, le Grateful Dead, ancien jug band rétro devenu groupe futuriste des «Acid Tests» de Ken Kesey, enregistre ce qui doit devenir son deuxième album, le premier exclusivement composé par les membres du groupe. Le debut album du «Dead» – comme on le surnomme déjà –, enregistré en quatre jours, était essentiellement un album de rhythm ’n’ blues ; le deuxième se doit d’être un «plongeoir vers le bizarre» (la formule est du nouveau batteur, Mickey Hart). Aussi le groupe ne se refuse aucune expérimentation, écumant les studios de la Floride à la Californie et démultipliant les dimensions de sa musique sous l’influence de la musique électronique de Stockhausen et du LSD, jusqu’à rendre chèvre son producteur, David Hassinger. Au travail à Century Sound, à New York, sur sa chanson Born Cross-Eyed, le guitariste et chanteur Bob Weir demande à Hassinger d’injecter dans les breaks de la chanson des enregistrements de désert pour créer une impression de «thick air» («air épais»). Ce dernier jette l’éponge, estimant que le groupe s’est égaré dans un labyrinthe.
Disparition
Mort de Bob Weir, cofondateur du Grateful Dead et héraut du psychédélisme américain
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Le guitariste du groupe de rock mystique et mythique, figure de l’Amérique utopique et nomade des sixties, est décédé à l’âge de 78 ans.
Bob Weir du Grateful Dead au Palais des sports de Paris en 1974. (Denis Cittanova/Gamma-Rapho)
ParOlivier Lamm
Publié le 11/01/2026 à 16h13
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