Une paire de baskets, blanche avec trois bandes noires. C’est avec ce disque, surnommé «l’album de tennis», que son nom est entré dans l’histoire de la musique brésilienne. En 1972, année des plus prolixes en la matière (Novos Baianos, Hermeto, Jorge Ben et autre Caetano Veloso signent des chefs-d’œuvre), Lô Borges publie un recueil simplement siglé de son nom, qui donne à écouter une version tout à fait singulière de la pop psychédélique, un ensemble de compositions écrites en mode quasi improvisé, où le chanteur guitariste déploie l’étendue de son talent, évoquant tout autant les Beatles que le jazz le plus ouvert d’esprit et le classique le moins académique.
Chanson aux accents d’éternel
Pour beaucoup, ce «petit» disque fera date. Et la même année, avec la plupart des mêmes musiciens, à commencer par son frère Marcio, il vient de sonner le top départ d’un mouvement qui va marquer durablement les esprits : l’album du collectif Clube da Esquina, avec Milton Nascimento en voix de tête, démontre qu’on peut se distinguer sur la riche cartographie brésilienne en venant du Minas Gerais.
C’est là qu’est né Lô Borges, le 10 janvier 1952. C’est auss




