«Au nom de los Sobrinos et en mon nom propre, que Willie Colón repose en paix. L’inspiration de tant de ces grands musiciens qui ont marqué l’histoire de la musique ne s’éteindra jamais tant qu’il y aura de jeunes talents comme ceux-ci, qui perpétuent la musique, la salsa et tous les rythmes caribéens.» C’est par ses mots que Bad Bunny a tenu a salué, lors d’un concert à Sao Paulo au Brésil, l’une de ses influences majuscules. Décédé samedi 21 février, Willie Colón aura incarné mieux que quiconque l’esprit des barrios new-yorkais d’où surgit la salsa dans les années 60.
Né le 28 avril 1950, il grandit dans le South Bronx dans une famille portoricaine, enfourchant la trompette puis le trombone. Willie Colón se révéla très tôt avec des albums au parfum de soufre et de sueur mêlés, à commencer par el Malo qui puise son inspiration dans l’ambiance des quartiers nord de New York, gangrenés par les gangs. Du haut de ses 17 ans, celui qui vient de signer à la Fania (un label américain) affiche un certain dandysme en couverture et affirme un esprit qui fera sa marque de fabrique : le bad boy au grand cœur.
Salsa épicée de paroles conscientisées
Le jeune homme s’i




