Les coulisses de l’industrie musicale n’ont pas toujours été reluisantes. La Nouvelle-Orléans, au début du XXe siècle, a d’ailleurs été le théâtre d’une curieuse alliance entre les musiciens et la pègre, pour le pire mais aussi le meilleur (la carrière des uns et le business des autres). Le récit, riche et documenté de Steven Jezo-Vannier, auteur prolifique notamment sur la scène américaine des années 60, revient sur la manière dont la mafia a infiltré le monde de la musique durant la prohibition et décrit comment le jazz a prospéré grâce aux clubs, bordels et théâtres qu’elle contrôlait. Au fil des pages on croise une ribambelle de noms restés dans l’Histoire, musicale comme criminelle : Al Capone, Louis Armstrong ou encore Count Basie, qui s’étonna un jour à Kansas City que les musiciens soient armés ou portent des gilets pare-balles, y compris à l’intérieur des clubs puisqu’il arrivait que les patrons de boîte ouvrent le feu sur leurs propres musiciens. Captivant et assez hallucinant.
Le livre
«Music Connection», mafia blues
Le récit riche et documenté de Steven Jezo-Vannier revient sur la manière dont la mafia a infiltré le monde de la musique pendant la prohibition.
«Music Connection», plongée dans les relations entre musique et pègre. (DR)
Publié le 14/12/2024 à 22h04
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