Groupe anglais
En mars, on pourra redécouvrir Japan à la faveur d’une belle réédition de Quiet Life, troisième album charnière à partir duquel ce groupe anglais de la fin des années 70 s’est découvert un style. C’est avec ce disque, dorénavant accompagné de nombreux mix alternatifs et prises live, que Japan tournera le dos à la seconde division glam rock pour muer en une formation ultrasophistiquée, dont le côté parfois trop précieux est gommé par l’inventivité de sa section rythmique et la mélancolie radicale de sa synthpop. Si on fait abstraction des clichés néoromantiques de l’époque dans lesquels David Sylvian et ses camarades se complaisaient un peu trop – maquillage, chevelure aberrante, moue boudeuse… –, Japan, puis ses succédanés post-séparation (Dalis Car et expériences solos), reste une des aventures les plus singulières du post-punk.
Collectif allemand
Là où cela se complique, c’est qu’il existe depuis l’année dernière un deuxième Japan. Sous ce nom se cache cette fois un collectif de rap allemand, pays où, comme en France, la musique dite «urbaine» est extrêmement populaire. Sans parler la langue de Goethe, on reste quelque peu interdit face à la sensation de brutalité vocale que laisse souvent Made in Japan, unique album de ces rappeurs germaniques à ne pas confondre avec le deuxième opus du même nom de Deep Purple. Nepomuk, leur beatmaker attitré, témoigne néanmoins d’un talent certain pour les productions sombres et poisseuses, proche de l’abstract hip-hop. Mais à l’évidence,




