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Ne pas confondre : Présence et Presence

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Ils s’écrivent de la même manière, mais n’ont rien en commun !

Les pochettes de l'unique album du groupe français de rock progressif Présence, où débuta Daniel Balavoine, et celle de Presence, un projet de l'un des plus grands maîtres de la deep house mélancolique anglaise, Charles Webster. (Fonzi)
Publié le 02/05/2021 à 9h58

Groupe de rock progressif français

Il suffit parfois d’un accent pour faire la différence. Présence, avec un accent aigu sur le premier «e», est un groupe de «rock progressif» (comprendre un truc de hippies) français en activité entre 1969 et 1973, qui serait vraisemblablement totalement oublié si Daniel Balavoine n’en avait brièvement été le chanteur, avant de se lancer dans une carrière solo avec le succès populaire qu’on connaît. En 1973, lorsque paraît son unique album studio, Balavoine ne fait déjà plus partie de la bande. Pour Présence, il aura néanmoins écrit et interprété deux titres sortis en 45 tours en 1971, Le jour s’est levé et sa face B, la Lumière et la Folie, qu’on retrouve dans la plupart des anthologies du chanteur à l’impressionnante tessiture vocale dont les années de galère ne s’interrompront réellement qu’avec sa participation à la comédie musicale Starmania en 1978.

Projet house de Charles Webster

Sans accent, on bascule dans un univers autrement plus soyeux et sensuel. Celui de Charles Webster. Ce DJ et producteur est l’un des plus grands maîtres de la deep house mélancolique anglaise. En 1999, sous le nom de Presence, Webster publie All System Gone, un premier album de dance music à écouter à la maison d’une élégance renversante, dont les classiques Better Day ou Future Love n’ont pas pris une ride. Sans être véritablement un groupe, Presence n’est pas non plus un projet entièrement solo, Webster étant entouré de trois très grandes voix : Shara Nelson et Sara Jay, préalableme

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