Que reste-t-il aujourd’hui de la plus jouissive des formations que New York n’ait jamais enfantée ? Un survivant, le chanteur David Johansen, sorte de Mick Jagger trash, et deux immenses albums New York Dolls (1973) et Too Much Too Soon (1974) qui préfigurent le punk. Le genre de gang qui donne immédiatement de se mettre à la gratte lorsqu’on écoute Personnality Crisis ou Stranded in the Jungle. Ce livre décapant, à la précision souvent diabolique, retrace une histoire pas forcément très gaie, toute en dérapages incontrôlés, portée par des personnalités déjantées comme les deux guitaristes Johnny Thunders et Sylvain Sylvain. Une destinée, fracassée sur l’autel du rock’n’roll, passée un temps entre les mains du manager Malcom Mc Laren qui échouera à modeler les New-Yorkais, contrairement à ses prochaines créatures les Sex Pistols. Quand une biographie vous donne envie de vous replonger illico dans les œuvres du groupe, c’est que la mission est réussie. Et surtout : heureux celles et ceux qui ne connaissent pas encore les Dolls.
Le livre
New York Dolls, version intimiste
Le journaliste Bruno Juffin consacre une biographie décapante au groupe new yorkais.
Publié le 29/01/2022 à 10h15
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