Le décor
«Cet album, je l’ai réalisé à 70 % dans la salle de bains de mon ancien appartement. Cela me rappelait l’ambiance de ces petits clubs qu’on trouve à Berlin dans des espaces quasiment pas plus grands que des toilettes, avec du carrelage blanc. C’est donc dans cette pièce que j’ai tourné les vidéos pour illustrer mes morceaux et j’ai profité de l’occasion pour shooter toute une série de selfies. C’est un disque enregistré pendant le confinement. Quels enseignements, quelles métamorphoses, pouvait-on retirer de cette période particulière ? Je ne voulais pas me laisser paralyser par le virus et stopper mon activité. Au contraire, je suis devenu boulimique pour élargir le champ de mes connaissances.»
L’intelligence artificielle
«J’ai entré un selfie dans de ce qu’on appelle en intelligence artificielle un Generative Adversary Network (GAN). J’ai découvert ce logiciel en Allemagne à une conférence de hackers. Il reconnaît les pixels d’une image et, à partir de là, va créer des formes qui vont aboutir à une nouvelle image. Le résultat donne un peu l’impression qu’on est dans un rêve. Comme lorsqu’on croise dans la rue quelqu’un qu’on pense avoir déjà vu. Ce qui m’intéresse en utilisant ce procédé, c’est de réaliser quelque chose qui ne ressemble à rien de ce qui a été fait dans l’histoire des pochettes.»
Sa représentation
«Je tenais à me mettre en scène avec la vision assez spirituelle de quelqu’un de lié intimement à ses outils technologiques. J’ai une relation particulière avec mon corps. Je m’en sers dans mon travail, mais je




