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Etats-Unis

Philip Glass annule la création de sa nouvelle symphonie au Kennedy Center de Donald Trump

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Le compositeur américain a annoncé mardi 27 janvier être en «conflit» avec les valeurs de la salle de spectacle mise au pas par Trump. Il est le dernier d’une longue liste d’artistes refusant de s’y produire.

Philip Glass en 2020, à New York. (Ilya S. Savenok/Getty Images. AFP)
Publié le 27/01/2026 à 19h00

L’événement était très attendu des mélomanes américains et au-delà : la création d’une nouvelle symphonie – après de nombreux retards et contretemps – consacrée par Philip Glass, 89 ans samedi 31 janvier, à Abraham Lincoln. Commandée par le National Symphony Orchestra (NSO), en résidence au John F. Kennedy Center for the Performing Arts de Washington, elle devait se jouer les 12 et 13 juin sous la direction de la cheffe chicagoane Karen Kamensek. Avec en point d’orgue une performance du baryton floridien Zachary James, en triple programme avec le Concerto pour violon de Samuel Barber et le poème symphonique An American in Paris de George Gershwin.

Un programme 100 % américain, donc, échafaudé aux petits oignons pour le Kennedy Center et son programme commémoratif «250 Years of US», à l’occasion de l’anniversaire de l’indépendance des Etats-Unis, dont on imagine sans peine la portée politique – le livret de la symphonie adaptant plusieurs textes de la plume de Lincoln, dont son plus fameux discours d’adieu à Springfield de 1861 ou son Lyceum Address de jeunesse, dans lequel le futur président mettait en garde les jeunes étudiants sur la fragilité des institutions face aux «hordes» des adversaires de ses lois et de sa Constitution. Une portée dont on n’est pas surpris d’apprendre que Philip Glass la juge incongrue dans le climat politique actuel, a fortiori au Kennedy Center, au point d’annuler purement et simplement sa collaboration avec le NSO et l

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