Ecouter Waterslide, Diving Board, Ladder to the Sky, le troisième album de Porridge Radio, est une expérience à la fois absurde, limpide et profondément bouleversante : c’est un disque qui a été écrit et enregistré comme s’il ne devait pas compter pour rien, comme si tout ça ne pouvait pas finir, dérisoire et transparent, sur les réseaux sociaux entre une vague indignation et une photo de chien. A propos de l’album, Dana Margolin, l’ultra magnétique chanteuse et tête pensante de ce groupe de Brighton, cite comme influences principales Deftones et Coldplay. Le choix peut sembler incongru, d’autant que les deux groupes n’ont en apparence pas grand-chose à voir, ni entre eux ni avec Porridge Radio – qui sonne davantage comme une version plus âpre et ramassée de Big Thief ou une reformulation contemporaine de l’emocore américain du milieu 90. Ce que Margolin a retenu d’eux, ce sont les émotions superlatives, le fait que ce soient des groupes dont les chanteurs se dévoilent beaucoup trop devant beaucoup trop de monde. Pendant que 99 % des artistes actuels, pas dupes, trop malins, parfaitement conscients de ce qu’ils font et disent, se perdent dans le cynisme mou et le calcul faussement
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Porridge Radio, tous en cœur
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Mené par l’ultra-magnétique Dana Margolin, le groupe de Brighton se livre sans calcul ni cynisme sur son troisième album.
(Matilda Hill-Jenkins)
Publié le 12/06/2022 à 16h32
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