Le concept
En 1967, le guitariste Pete Townsend est rongé par le doute. Alors qu’il a presque achevé l’écriture du troisième album de The Who, il est convaincu de la faiblesse de ses compositions. Il va plaider un délai auprès de Chris Stamp, le directeur de son label, qui refuse. Il se lance dans une intense séance de réflexion sous l’œil amusé de Stamp, à la recherche de l’idée de génie. D’un coup, il s’illumine. The Who Sell Out prendra la forme d’une émission de la station pirate Radio London – émettant depuis l’estuaire de la Tamise –, entrelardée de publicités que Stamp vendra à de grandes marques. The Who enregistre de faux jingles radios, des messages d’intérêt général… et des fausses pubs, personne ne voulant investir dans une campagne publicitaire sur le disque.
Le visuel
Pour aller au bout du concept, les fausses publicités insérées entre les morceaux vont guider le graphisme du disque. A peine sortis de la réalisation de la pochette d’Axis: Bold of Love de The Jimi Hendrix Experience, David King (directeur artistique du prestigieux magazine Sunday Times) et le satiriste Roger Law n’ont pas à chercher l’inspiration loin. Une accessoiriste, un concepteur-rédacteur ainsi que l’un des meilleurs photographes de Londres, David Montgomery, sont embauchés pour donner vie à quatre faux spots publicitaires tirés de The Who Sell Out : les haricots à la sauce tomate Heinz, la crème de soin anti-acné Médac, le programme d’entraînement physique de Charles Atlas et le déo




